Le cas : Mme D., six mois de lombalgie
Mme D. n’existe pas : c’est un cas fictif, construit pour cet article, sans aucun élément venu d’un vrai patient. Elle a 45 ans, elle est secrétaire à temps plein. Son médecin traitant l’adresse pour dix séances, avec un diagnostic de lombalgie commune chronique : six mois de douleur, aggravée il y a trois semaines par un déménagement.
Son bilan suit les sept rubriques de la structure « Lombalgie persistante » de Kadu, après les renseignements administratifs ; ce sont aussi celles du modèle du même nom dans notre générateur de trame. Elles portent ce que l’article R4321-2 du code de la santé publique attend d’un bilan : le diagnostic kinésithérapique, les objectifs de soins, le choix des actes et des techniques.
Anamnèse : la demande, l’histoire, les signes d’alerte
Commence par la demande, avec les mots de la patiente : tes objectifs en partiront. « Tenir ma journée de bureau sans devoir me lever toutes les demi-heures, et reprendre la marche du dimanche avec mes enfants. »
Puis l’histoire : une douleur installée progressivement il y a six mois, une poussée aiguë il y a trois semaines, une amélioration lente depuis. La HAS préfère parler de « poussée aiguë », avec ou sans douleur de fond, plutôt que de lombalgie aiguë, et de lombalgie chronique au-delà de trois mois d’évolution.
Note les examens et les traitements tels qu’ils sont rapportés : une IRM lombaire qui décrit une discopathie L4-L5 (sans signe d’alerte, la HAS recommande une imagerie en cas de lombalgie chronique, pas lors d’une poussée aiguë), du paracétamol, cinq jours d’anti-inflammatoire pendant la poussée. Mme D. a lu le compte rendu : elle croit avoir « le dos usé ». Garde cette phrase pour le projet de soins.
Les signes d’alerte, recherchés un à un
La lombalgie commune se définit par l’absence de signes d’alerte, les « drapeaux rouges », qui orientent vers une pathologie sous-jacente. La HAS demande de les rechercher devant toute douleur lombaire récente, toute aggravation ou tout nouveau symptôme :
- une douleur de type non mécanique : d’aggravation progressive, présente au repos et en particulier la nuit ;
- un symptôme neurologique étendu : déficit du contrôle des sphincters, atteinte motrice des jambes, syndrome de la queue-de-cheval ;
- une paresthésie du pubis ou du périnée ;
- un traumatisme important, comme une chute de hauteur ;
- une perte de poids inexpliquée, un antécédent de cancer ;
- l’usage de drogue intraveineuse ou de corticoïdes au long cours ;
- une déformation structurale importante de la colonne, une douleur thoracique ;
- un début avant 20 ans ou après 55 ans ;
- la fièvre, l’altération de l’état général.
Pris isolément, chacun est peu spécifique : c’est leur combinaison qui doit alerter. Chez Mme D., aucun n’est relevé ; écris « signes d’alerte recherchés, aucun relevé », qui dit ce que tu as cherché. Une nuance : elle se réveille parfois en se retournant dans son lit, mais n’a pas mal au repos allongée. Cette douleur liée au mouvement n’est pas celle du premier drapeau ; note-la telle que tu l’as entendue.
Douleur et évolution : situer, dater, chiffrer
La HAS situe la lombalgie entre la charnière thoraco-lombaire et le pli fessier inférieur, parfois avec une radiculalgie : une douleur d’un ou des deux membres inférieurs dans le territoire d’un ou de plusieurs dermatomes. Décris le trajet : chez Mme D., la douleur lombaire basse, plus marquée à gauche, irradie à la fesse et à l’arrière de la cuisse gauches, sans dépasser le genou.
Donne une EVA (de 0 à 10) par situation, avec son contexte : 2/10 au repos, 6/10 après deux heures assise. C’est la seconde qui dit la gêne au travail, et que tu suivras. Termine par l’horaire, mécanique ici (aggravée par la position assise et la flexion du tronc, soulagée en changeant de position), et par l’évolution.
Examen clinique : mesurer ce que tu compareras
Un bilan initial pose les repères de la réévaluation. Une mesure ne se compare que si tu la refais dans les mêmes conditions : écris ces conditions avec la valeur.
La distance doigts-sol se mesure debout, genoux tendus, du bout du majeur au sol en flexion maximale du tronc. Elle évalue la mobilité globale du tronc, pas la seule colonne lombaire ; chez des lombalgiques chroniques, une étude lui trouve une excellente reproductibilité et une bonne sensibilité au changement. Chez Mme D. : 24 cm, avec sa douleur habituelle en fin de mouvement.
Les tests neuro-méningés, le Lasègue (élévation de la jambe tendue, en décubitus dorsal) et le slump, recherchent une douleur radiculaire. Une revue Cochrane rappelle que, pris isolément, les tests de l’examen physique repèrent mal une radiculopathie par hernie discale ; le Lasègue s’y montre sensible mais peu spécifique, sur des données venues surtout de patients opérés. Chez Mme D., les deux sont négatifs des deux côtés.
L’examen neurologique s’écrit test par test : force des releveurs du pied, des extenseurs du gros orteil et des fléchisseurs plantaires, cotée de 0 à 5 sur l’échelle du Medical Research Council (MRC), réflexes rotuliens et achilléens, sensibilité. Ici : 5/5 partout, réflexes présents et symétriques, sensibilité identique des deux côtés. Évite « examen neurologique normal » : ton lecteur doit savoir ce que tu as testé.
Activités, travail et vécu : le bilan fonctionnel
Le retentissement se chiffre avec un questionnaire d’incapacité validé en français. Deux sont courants pour la lombalgie : l’Oswestry Disability Index (ODI), dix sections dont le total s’exprime en pourcentage, et l’EIFEL, adaptation française du questionnaire de Roland-Morris. On ne reproduit pas leurs items : utilise la version diffusée par leurs auteurs, et garde le même questionnaire d’un bilan à l’autre. Chez Mme D. : Oswestry à 36 %.
Écris les activités limitées en termes concrets (rester assise plus de 45 minutes, enfiler ses chaussettes, marcher plus d’une demi-heure), puis le travail : sept heures assise par jour, sur une chaise qu’elle ne peut pas régler, sans arrêt de travail.
Le vécu a sa place ici. La HAS recommande de rechercher tôt les « drapeaux jaunes », facteurs psychosociaux de risque de chronicité (peurs et croyances, évitement par crainte, difficultés émotionnelles ou au travail), et cite des outils comme le STarT Back screening tool, la version courte du questionnaire Örebro, le FABQ ou l’échelle HAD. Pour Mme D., écris ce qu’elle rapporte, avec ses mots : la peur d’avoir « le dos usé », le lave-vaisselle qu’elle ne vide plus de peur de « se bloquer », le stress au travail. Une inquiétude rapportée n’est pas un diagnostic.
Le diagnostic kinésithérapique, en langage CIF
Le diagnostic médical, lombalgie commune chronique, appartient au médecin ; la HAS rappelle qu’il doit être posé avant toute prise en charge non médicamenteuse. Le diagnostic kinésithérapique dit comment cette lombalgie retentit sur le fonctionnement de Mme D. La Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF), adoptée par l’OMS en 2001, en donne la grille :
- Déficiences : douleur lombaire basse mécanique irradiant à la fesse et à la cuisse gauches ; flexion du tronc limitée et douloureuse.
- Limitations d’activité : position assise prolongée, flexion du tronc dans les gestes du quotidien, marche au-delà d’une demi-heure.
- Restrictions de participation : journée de travail assise, marche familiale du week-end.
- Facteurs contextuels : poste de travail non réglable, absence d’activité physique régulière depuis la poussée, inquiétude rapportée sur l’état de son dos et évitement de la flexion.
Les chiffres n’y figurent pas : ils sont dans l’examen, et le diagnostic les relie sans les recopier. C’est aussi la règle qu’on a donnée à Kadu pour des bilans plus courts : chaque fait, une seule fois, à sa place.
Objectifs et prise en charge : ce que dit la HAS
Les objectifs se construisent avec la patiente, à partir de sa demande, et se veulent SMART : spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et datés. Un guide de rééducation propose de les écrire en quatre éléments : l’activité visée, l’aide éventuelle, un niveau chiffré, un délai. Pour Mme D. :
- rester assise 1 h 30 au bureau avant de devoir se lever, avec une douleur à 3/10 au plus, d’ici la fin des dix séances ;
- marcher une heure le dimanche avec ses enfants, dans le même délai ;
- faire seule son programme d’exercices à domicile quatre jours par semaine, dès la troisième séance.
Pour une lombalgie chronique ou à risque de chronicité, la HAS recommande des exercices thérapeutiques adaptés, enseignés par le kinésithérapeute puis poursuivis à domicile, avec la participation active du patient, et une éducation (réassurance, peurs et croyances, activité physique). Les thérapies passives ne doivent pas être utilisées seules, les techniques manuelles s’associent à un programme d’exercices supervisés, et les ultrasons et les tractions lombaires ne sont pas recommandés. Elle recommande aussi de dédramatiser les termes des comptes rendus d’imagerie, comme la « discopathie » de Mme D.
Le plan en découle : exercices actifs en séance et à domicile, mobilisations associées aux exercices, éducation et réglage du poste de travail, deux séances par semaine. Il prévoit une réévaluation à la cinquième séance avec les mêmes mesures, et une réorientation vers le médecin en cas de signe d’alerte, d’aggravation ou d’absence d’amélioration ; la HAS prévoit alors une prise en charge pluridisciplinaire.
Le bilan complet, à copier
Voici le bilan de Mme D. en entier. Choisis la version avec les valeurs de l’exemple pour voir le niveau de détail, ou la version à compléter pour repartir des rubriques vides. « Copier le modèle » le place dans le presse-papiers ; « Télécharger » l’enregistre en texte brut.
Outil gratuit
Modèle de BDK lombalgie commune à copier
Aperçu · 8 rubriques, 36 champs
Bilan diagnostic kinésithérapique initial : lombalgie commune
Exemple de rédaction sur un cas fictif (Mme D.), pas une recommandation clinique : adapte chaque rubrique à ton patient et à ton examen.
1.Renseignements administratifs
- Patiente :
- Mme D., 45 ans, secrétaire à temps plein (cas fictif).
- Prescription :
- médecin traitant, 10 séances de kinésithérapie pour lombalgie commune chronique.
- Kinésithérapeute :
- [nom, numéro RPPS]
- Date du bilan :
- [à compléter]
2.Anamnèse et demande du patient
- Demande :
- « Tenir ma journée de bureau sans devoir me lever toutes les demi-heures, et reprendre la marche du dimanche avec mes enfants. »
- Histoire :
- lombalgie installée progressivement il y a six mois, sans facteur déclenchant identifié par la patiente. Poussée aiguë il y a trois semaines pendant un déménagement (port de cartons), en amélioration lente depuis.
- Diagnostic médical :
- lombalgie commune chronique (médecin traitant).
- Examens :
- IRM lombaire prescrite par le médecin traitant il y a un mois, décrivant une discopathie L4-L5 selon le compte rendu.
- Traitements :
- paracétamol à la demande ; anti-inflammatoire pendant cinq jours lors de la poussée, prescrit par le médecin traitant.
- Antécédents :
- aucun antécédent rachidien ni chirurgical rapporté ; pas de kinésithérapie antérieure pour le dos.
- Signes d’alerte :
- recherchés selon la liste de la HAS (2019) ; aucun relevé.
3.Douleur et évolution
- Siège :
- lombaire basse, à prédominance gauche, irradiant à la fesse et à la face postérieure de la cuisse gauches, sans dépasser le genou.
- Horaire :
- douleur mécanique, augmentée par la position assise prolongée et la flexion du tronc, diminuée par le changement de position. Réveils en se retournant dans le lit, une à deux nuits par semaine ; pas de douleur au repos allongée.
- EVA :
- 2/10 au repos ; 6/10 après deux heures en position assise.
- Évolution :
- stable pendant cinq mois, poussée il y a trois semaines, amélioration lente depuis.
4.Examen clinique et mesures
- Observation :
- pas d’attitude antalgique visible debout ; se relève de la chaise en prenant appui sur les cuisses.
- Mobilité :
- distance doigts-sol 24 cm (debout, genoux tendus), reproduisant la douleur lombaire habituelle en fin de flexion ; extension et inclinaisons latérales indolores.
- Tests neuro-méningés :
- Lasègue négatif des deux côtés ; slump négatif des deux côtés.
- Examen neurologique :
- force des releveurs du pied, des extenseurs du gros orteil et des fléchisseurs plantaires cotée 5/5 (MRC) des deux côtés ; réflexes rotuliens et achilléens présents et symétriques ; sensibilité au toucher des membres inférieurs sans différence entre les deux côtés.
- Palpation :
- muscles paravertébraux lombaires gauches sensibles à la palpation.
5.Activités, travail et vécu
- Questionnaire d’incapacité :
- Oswestry (ODI) à 36 %.
- Activités limitées :
- position assise tolérée 45 minutes avant de devoir se lever ; enfiler ses chaussettes ; marche continue limitée à 30 minutes par la douleur lombaire.
- Travail :
- secrétaire, environ sept heures assise par jour sur une chaise sans réglage ; pas d’arrêt de travail.
- Vécu rapporté :
- « J’ai lu discopathie sur l’IRM, j’ai peur d’avoir le dos usé. » Ne vide plus le lave-vaisselle, de peur de « se bloquer » en se penchant. Stress au travail rapporté. Pas d’activité physique régulière depuis la poussée.
6.Diagnostic kinésithérapique
- Déficiences :
- douleur lombaire basse mécanique irradiant à la fesse et à la cuisse gauches ; flexion du tronc limitée et douloureuse.
- Limitations d’activité :
- position assise prolongée, flexion du tronc dans les gestes du quotidien, marche au-delà d’une demi-heure.
- Restrictions de participation :
- journée de travail assise, marche familiale du week-end.
- Facteurs contextuels :
- poste de travail non réglable, absence d’activité physique régulière depuis la poussée, inquiétude rapportée sur l’état de son dos et évitement de la flexion.
7.Objectifs thérapeutiques
- Travail :
- d’ici la fin des 10 séances, rester assise 1 h 30 au bureau avant de devoir se lever, avec une douleur à 3/10 au plus.
- Loisirs :
- d’ici la fin des 10 séances, marcher 1 heure le dimanche avec ses enfants.
- Autonomie :
- dès la 3e séance, faire seule son programme d’exercices à domicile, 4 jours par semaine.
8.Prise en charge et réévaluation
- Techniques :
- exercices thérapeutiques actifs enseignés en séance puis poursuivis à domicile (mobilité du rachis, flexions du tronc progressives, renforcement du tronc et des membres inférieurs) ; mobilisations lombaires associées aux exercices, jamais seules.
- Éducation :
- explication du caractère commun de la lombalgie et des termes du compte rendu d’IRM ; maintien des activités ; réglage du poste de travail et pauses actives.
- Fréquence :
- 2 séances par semaine, 10 séances.
- Réévaluation :
- à la 5e séance, avec l’EVA en position assise, la distance doigts-sol et l’Oswestry.
- Réorientation :
- vers le médecin traitant en cas de signe d’alerte, d’aggravation ou d’absence d’amélioration à la réévaluation.
Tout se passe dans ton navigateur : rien n’est envoyé ni conservé. Le texte copié ou téléchargé reprend les rubriques numérotées, un champ par ligne.
D’où vient ce modèle
Les rubriques sont celles de la structure « Lombalgie persistante » de Kadu, précédées des renseignements administratifs : le modèle du même nom figure dans notre générateur de trame. Elles portent ce que l’article R4321-2 du code de la santé publique attend d’un bilan : le diagnostic kinésithérapique, les objectifs de soins et le choix des actes et des techniques.
Les signes d’alerte et les principes de prise en charge suivent la fiche mémo de la HAS sur la lombalgie commune (mars 2019). Les items des questionnaires d’incapacité ne sont pas reproduits : utilise la version diffusée par leurs auteurs. Le cas de Mme D. est fictif, et ses valeurs ne sont pas des normes.
Le même bilan, dicté dans Kadu
Ce bilan, tu peux aussi le dicter. Dans la fiche du patient, touche « Nouveau bilan », puis l’étiquette « Structure » de « Ce bilan », et choisis « Lombalgie persistante » : Kadu rédigera dans les rubriques de cet article.
Touche « Commencer la dictée » et raconte ton examen comme à un confrère : « Secrétaire, 45 ans, lombalgie depuis six mois. EVA à 2 sur 10 au repos, à 6 sur 10 après deux heures assise. Distance doigts-sol 24 centimètres, Lasègue négatif des deux côtés… » Dicte aussi tes objectifs et ton plan, puis touche « Confirmer et analyser ».
Kadu range chaque élément dicté dans sa rubrique. S’il manque un détail utile, il te le demande dans « Précisions souhaitées par l’IA », puis « Générer le rapport à relire » rédige le bilan. Avec une structure spécialisée comme celle-ci, il ne propose pas d’objectifs à ta place : s’ils manquent à ta dictée, il te les demande.
Pas à pas dans le centre d’aideDicter un bilanChoisir la structure « Lombalgie persistante », ou une de tes trames, avant de dicter.À la relecture, « Douleur (EVA) » te propose les deux EVA dictées : choisis celle que tu suivras, ici l’EVA en position assise. « Mesures du bilan » reprend les mesures chiffrées de ta dictée, comme la distance doigts-sol ou le score d’Oswestry, chacune avec la phrase d’où vient sa valeur : garde-les avec la coche, ou d’un coup avec « Tout garder ». « Enregistrer » marque ensuite le bilan « Relu », et « Transmettre au médecin » envoie au médecin un e-mail avec un lien sécurisé vers le PDF, valable 90 jours.
Pas à pas dans le centre d’aideRelire et enregistrer un bilanGarder, corriger ou écarter les mesures relevées dans ta dictée.À la réévaluation, ces mesures servent de repère : en séance, le mode Live compare la nouvelle valeur à celle du bilan ; dans un bilan de renouvellement, « Évolution depuis le bilan initial » affiche l’écart. Dicte-les sous le même nom et dans la même unité. Pour la dictée elle-même, lis comment faire un bilan kiné avec l’IA ; pour garder tes propres rubriques, compose ta trame.
Ce que cet exemple ne remplace pas
Ce bilan est un exemple de rédaction sur un cas fictif : il ne dit ni quels tests faire passer à ton patient, ni quel plan suivre, et ses valeurs ne sont pas des normes. Kadu, lui, rédige à partir de ce que tu dictes, et seulement de cela ; la structure « Lombalgie persistante », réservée aux kinésithérapeutes, range sans conclure. Les notices « À vérifier » et « À confirmer » aident ta relecture sans la remplacer : relis chaque rubrique avant de transmettre.
Mme D. reviendra pour sa cinquième séance. Avec un bilan initial écrit de cette façon, tu sauras exactement quoi remesurer, et elle saura, chiffres à l’appui, si elle tient enfin sa journée assise.
Questions fréquentes
Que doit contenir un bilan kiné pour une lombalgie commune ?
L’article R4321-2 du code de la santé publique prévoit que le bilan comprend le diagnostic kinésithérapique, les objectifs de soins et le choix des actes et des techniques. Pour une lombalgie, on y ajoute en pratique la demande du patient, les signes d’alerte recherchés, la douleur, l’examen et ses mesures, le retentissement et le vécu.
Quels drapeaux rouges rechercher devant une lombalgie ?
La fiche mémo de la HAS (2019) cite notamment une douleur non mécanique, présente au repos et la nuit, un symptôme neurologique étendu (troubles sphinctériens, atteinte motrice des jambes, syndrome de la queue-de-cheval), une paresthésie du pubis ou du périnée, un traumatisme important, une perte de poids inexpliquée, un antécédent de cancer, la fièvre et l’altération de l’état général. Pris isolément, ces signes sont peu spécifiques : c’est leur combinaison qui doit alerter.
Oswestry ou EIFEL : quel questionnaire choisir pour une lombalgie ?
Les deux existent en version française validée : l’Oswestry Disability Index exprime l’incapacité en pourcentage, l’EIFEL est l’adaptation française du questionnaire de Roland-Morris. La fiche mémo de la HAS n’en impose aucun. Choisis celui que tu sais faire passer et garde-le d’un bilan à l’autre, pour que l’écart ait un sens.
Dois-je envoyer le bilan au médecin prescripteur ?
Selon l’article R4321-2 du code de la santé publique, le bilan est tenu à la disposition du médecin prescripteur, et une fiche de synthèse du traitement lui est adressée après la dernière séance quand le traitement en a compté dix ou plus, ou s’il faut le modifier ou qu’une complication apparaît. Dans Kadu, « Transmettre au médecin » lui envoie le bilan relu par un lien sécurisé ; Kadu ne rédige pas de fiche de synthèse à part.
Puis-je utiliser ce modèle de BDK tel quel pour mes patients ?
C’est un exemple de rédaction sur un cas fictif, pas une recommandation clinique. Pars de la version à compléter, remplace les tests et les questionnaires par ceux que tu fais réellement passer, et retire ce que tu n’as pas examiné. L’outil fonctionne dans ton navigateur : rien n’est envoyé ni conservé.
Sources
- HAS : Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune, recommandation de bonne pratique, mars 2019
- HAS : Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune, fiche mémo (PDF), mars 2019
- Légifrance : article R4321-2 du code de la santé publique
- HAS : Liste des échelles acceptées pour mesurer la douleur (EVA de 0 à 10), 2023
- Perret C et al. Validity, reliability, and responsiveness of the fingertip-to-floor test. Arch Phys Med Rehabil, 2001
- van der Windt DA et al. Physical examination for lumbar radiculopathy due to disc herniation in patients with low-back pain. Cochrane Database Syst Rev, 2010
- Medical Research Council : MRC Muscle Scale (cotation de la force de 0 à 5)
- Fairbank JC, Pynsent PB. The Oswestry Disability Index. Spine, 2000
- Mapi Research Trust, Fairbank J. Scaling and scoring of the Oswestry Disability Index (ODI), 2010 (PDF)
- Vogler D et al. Validation transculturelle de l’Oswestry disability index en français. Ann Readapt Med Phys, 2008
- Roland M, Morris R. A study of the natural history of back pain. Part I: development of a reliable and sensitive measure of disability in low-back pain. Spine, 1983
- Coste J et al. Validation française d’une échelle d’incapacité fonctionnelle pour l’évaluation des lombalgies (EIFEL). Rev Rhum, 1993
- OMS : Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF), 2001
- Bovend’Eerdt TJ, Botell RE, Wade DT. Writing SMART rehabilitation goals and achieving goal attainment scaling: a practical guide. Clin Rehabil, 2009
Les scènes et les exemples de cet article utilisent des données fictives. Kadu prépare des documents que tu relis : ta validation clinique reste indispensable.