Kadu
IA et relecture

Un bilan que le médecin lit vraiment : on a retiré 38 % du texte

La même distance doigts-sol dans le motif, dans le bilan articulaire, puis encore dans le diagnostic. Un bilan peut être long sans rien dire de plus : il se répète. En octobre, on a revu la façon dont Kadu rédige les bilans kiné, avec une règle simple : chaque fait, une seule fois, à sa place.

L’équipe Kadu7 min de lecturePour les kinésithérapeutes

Sur notre banc d’essai, la longueur médiane d’un bilan kiné a baissé de 38 % : ce sont les redites qui sont parties, pas les mesures.

Long n’est pas complet

On a relu un par un les dix-huit bilans kiné que Kadu avait rédigés sur notre banc d’essai, à partir de dictées fictives. Ils étaient complets, bien tournés, et longs. Trop longs pour ce qu’ils disaient.

En les relisant, on a vu d’où venait la longueur. Le diagnostic, section la plus longue, recopiait tout l’examen avec ses chiffres. Chaque bilan reprenait en moyenne six mesures dans plusieurs sections. On y trouvait des phrases sur ce que la dictée ne contenait pas (« aucun autre élément n’est précisé à ce stade »), des commentaires accolés aux constats (« traduisant… », « ce qui suggère… »), et une phrase pour expliquer le sens de chaque objectif.

Pour toi, chaque chiffre répété est un chiffre de plus à vérifier, parfois à trois endroits. Pour le médecin qui reçoit le bilan, l’essentiel se perd entre les redites. Et la longueur ne venait pas du vocabulaire clinique : elle venait des répétitions.

Un fait, une fois, à sa place

Concrètement, voici où va chaque chose dans un bilan kiné rédigé par Kadu :

  • Le motif de consultation porte le contexte (âge, métier, pathologie, délai, antécédents) et le retentissement fonctionnel.
  • Les scores et questionnaires (EVA, Oswestry, QuickDASH, Timed Up and Go…) s’écrivent avec leur valeur dans le motif ou dans la section d’examen qui les concerne, jamais dans le seul diagnostic.
  • Les sections d’examen donnent les faits, sans commentaire : amplitudes, testing, tests cliniques nommés avec leur résultat (Lasègue, Jobe, Lachman…).
  • Le diagnostic kinésithérapique tient en trois à cinq phrases. Il nomme les déficiences, les limitations et le retentissement, et les relie entre eux, sans recopier les mesures déjà écrites.
  • Les objectifs s’écrivent en une phrase chacun, tels que dictés ; le plan, une phrase par décision dictée.
  • Ce que tu n’as pas dit n’apparaît pas. Une non-réalisation que tu as dictée (« KOOS non réalisé aujourd’hui ») reste écrite, une fois.
Une mesure s’écrit dans la section où elle a été prise ; le diagnostic la relie aux autres constats sans la recopier.

38 %, sur notre banc d’essai

Pour mesurer l’effet, on a fait rédiger neuf dictées fictives (lombalgie, hanche opérée, AVC, genou…) deux fois avec l’ancienne consigne et deux fois avec la nouvelle, puis on a compté.

−38 %

longueur médiane d’un bilan : 2 114 caractères au lieu de 3 419

6,8 → 2,2

mesures écrites dans plusieurs sections, par bilan

2,4 → 0,4

commentaires accolés à un constat, par bilan

Selon le cas, la baisse va de 9 % pour une lombalgie chronique à 42 % pour une hanche opérée : les bilans qui se répétaient le plus, comme ceux d’AVC, de hanche ou de genou, sont ceux qui ont le plus raccourci. Les phrases sur ce qui n’avait pas été dicté passent de 0,9 à 0,3 par bilan, et les points « À confirmer » n’ont pas augmenté (0,6 par bilan, contre 0,8).

Ces chiffres viennent de dictées fictives, sur notre banc d’essai, pas des bilans des kinés qui utilisent Kadu. Ils décrivent ce que fait la consigne ; ils ne promettent rien pour chacun de tes bilans.

Ce que les premières versions nous ont appris

La première version était plus courte encore. Trop : elle ne laissait aux scores fonctionnels (Berg, Timed Up and Go, Oswestry…) qu’une place dans le diagnostic. Quand le contrôle de fidélité faisait corriger une phrase de cette section, le score partait avec elle. D’où deux règles : les scores s’écrivent dans le motif ou dans l’examen, jamais dans le seul diagnostic ; et une correction demandée par le contrôle ne retire jamais un fait, une mesure ou un score dictés.

La deuxième racontait les reprises orales : « initialement notée à 60°, puis corrigée ». Désormais, quand tu te reprends en dictant (« non, pardon »), seule la version corrigée s’écrit, sans raconter la correction.

Le soir de la mise en ligne, on a relu un bilan rédigé en conditions réelles à partir d’une dictée fictive d’épicondylalgie. Deux derniers écarts : les tests de Cozen et de Mill n’étaient écrits que dans le diagnostic, et celui-ci affirmait « main dominante » alors que personne ne l’avait dicté. Le soir même, la consigne a changé : les tests cliniques nommés vont dans la section d’examen, et le diagnostic ne déduit ni le côté dominant, ni une cause, ni un degré de sévérité.

Les tests nommés vont dans l’examen, et le diagnostic n’affirme rien que tu n’aies dit.

Relire un bilan plus court

Les sections restent celles que tu connais : « Motif de consultation », les bilans morphostatique, articulaire, musculaire, sensitif et neurologique, « Diagnostic kinésithérapique », « Objectifs thérapeutiques », « Plan de traitement ». Une section sans fait propre est omise plutôt que remplie. La règle vaut aussi avec une structure de Kadu ou une de tes trames : chaque fait va dans la rubrique où il a sa place.

Plus court ne veut pas dire moins vérifié. Si un antécédent, un test nommé ou un score que tu as dicté manque au bilan, la notice « À vérifier » le liste avec ta phrase. Si c’est une mesure chiffrée, elle remonte dans « À confirmer ». Et « Mesures du bilan » reprend les mesures chiffrées de ta dictée, chacune avec la phrase d’où vient sa valeur.

Pas à pas dans le centre d’aideRelire et enregistrer un bilanLa notice « À vérifier » et les points « À confirmer », pas à pas.

Ce que la concision ne règle pas

Le diagnostic cite encore parfois un score déjà écrit dans le motif. Et sur notre banc, il est arrivé qu’un fait non chiffré tombe sans que rien ne le signale : une cicatrice, une fois sur dix-huit bilans. Les notices de relecture repèrent beaucoup d’oublis, pas tous : ta relecture, section par section, reste indispensable avant de transmettre.

Cette règle de concision s’applique aux bilans des kinésithérapeutes. Si un bilan te semble trop court à un endroit, « Modifier » te laisse compléter la section : c’est ton bilan, et c’est ta relecture qui a le dernier mot.

Pas à pas dans le centre d’aideDicter un bilanChoisir une structure ou une de tes trames avant de dicter.

Un bilan plus court n’en dit pas moins : il dit chaque chose une fois. Ta distance doigts-sol est toujours là, dans le bilan articulaire. Une seule fois.

Questions fréquentes

Les bilans kiné rédigés par Kadu sont-ils moins complets ?

La consigne est d’écrire chaque fait dicté une seule fois, pas d’en retirer : mesures, scores et tests nommés gardent leur place, dans le motif ou dans la section d’examen qui les concerne. Ce qui a disparu, ce sont les redites et les commentaires accolés aux constats. Relis le bilan avant de le transmettre : « À vérifier » et « À confirmer » te signalent un élément dicté qui manquerait.

Où sont passés les chiffres du diagnostic kinésithérapique ?

Ils sont dans le motif ou dans les sections d’examen, là où ils ont été mesurés. Le diagnostic tient en trois à cinq phrases qui relient les déficiences, les limitations et le retentissement fonctionnel, sans recopier les mesures déjà écrites.

D’où vient le chiffre de 38 % ?

De notre banc d’essai : neuf dictées fictives, rédigées deux fois avec l’ancienne consigne et deux fois avec la nouvelle. La longueur médiane d’un bilan est passée de 3 419 à 2 114 caractères, soit 38 % de moins, avec des écarts de 9 % à 42 % selon le cas. Ce n’est pas une mesure faite sur les bilans des utilisateurs.

La règle s’applique-t-elle avec ma trame personnelle ?

Oui, pour les kinésithérapeutes : avec la structure générale, une structure de Kadu ou une de tes trames, chaque fait s’écrit une fois, dans la rubrique où il a sa place. Une rubrique sans information reste absente, ou affiche « Non renseigné » si ta trame le prévoit.

Les scènes et les exemples de cet article utilisent des données fictives. Kadu prépare des documents que tu relis : ta validation clinique reste indispensable.

Essaie Kadu sur tes prochains bilans

Dicte ton prochain bilan, relis-le, transmets-le : c’est encore la meilleure façon de juger.

30 bilans offerts · Aucune carte bancaire · Sans engagement

À lire aussi

Tous les articles