Kadu
IA et relecture

Une IA qui te pose des questions plutôt que d’inventer (ou de refuser)

Fin septembre, un kiné qui testait Kadu a dicté son bilan, lancé l’analyse… et reçu trois fois de suite le même message : le texte ne peut pas être validé. Sans savoir quoi corriger, ni où. Ce jour-là, on a revu la façon dont Kadu traite ses propres doutes.

L’équipe Kadu7 min de lecturePour les kinésithérapeutes

Quand Kadu doute d’une phrase, il te la montre et tu tranches : « Retirer » ou « C’est juste, garder ».

Trois refus d’affilée

Le scénario est banal. Une séance qui déborde, un bilan initial à boucler avant le patient suivant. Le kiné dicte son examen comme d’habitude : l’histoire de la douleur, l’EVA, les tests, les amplitudes. Il lance l’analyse. Message d’erreur. Il relance. Même message. Une troisième fois. Le bilan ne sortira pas.

Derrière ce refus, il y avait pourtant une bonne intention. Avant de te rendre un bilan, Kadu vérifie qu’il reprend ta dictée sans rien y ajouter : pas une amplitude que tu n’as pas mesurée, pas un test que tu n’as pas fait. Dans sa première version, ce contrôle fonctionnait comme un videur : au moindre doute, il refusait le bilan entier.

Le problème, c’est que le doute arrivait parfois pour de mauvaises raisons. Un « cent-vingt » dicté en toutes lettres, une « répétition » prise pour une mesure, et le contrôle se méfiait d’une phrase pourtant juste. Résultat : tout le travail perdu, et un message qui ne disait ni quoi corriger, ni où le corriger.

Face à un trou dans ta dictée, une IA peut inventer, refuser ou demander. Kadu demande.

Les deux pièges d’une IA dans un bilan

Quand une dictée laisse un trou (un objectif non formulé, une mesure qui manque), une IA a deux réflexes faciles. Le premier : combler le trou. Elle écrit un objectif plausible, une amplitude vraisemblable, avec l’assurance d’un fait. Le texte est fluide, et faux. Dans un document que lira le médecin prescripteur et qui engage ta responsabilité, c’est inacceptable.

Le second : refuser. Plus prudent en apparence, mais tout aussi inutilisable entre deux patients. Un bilan bloqué, c’est un bilan que tu rédigeras ce soir, à la main.

Il restait une troisième voie, plus modeste : faire ce que ferait un confrère qui relit ton bilan par-dessus ton épaule. Te montrer la phrase qui le gêne, et te demander.

Le doute devient une question

On n’a pas eu besoin d’inventer un nouvel écran. Après ta dictée, Kadu avait déjà une étape où il pose quelques questions quand il manque des détails : « Précisions souhaitées par l’IA ». Un des kinés qui utilisent Kadu depuis ses débuts nous avait dit combien ces questions l’aidaient à ne rien oublier. On y a ajouté les doutes du contrôle.

Désormais, quand le contrôle hésite encore après une correction, il ne refuse plus : il te pose la question à l’étape « Analyse IA », sous « À confirmer ». Chaque point cite la phrase en cause et dit pourquoi elle pose question :

  • « Absent de ta dictée » : le bilan affirme quelque chose que tu n’as pas dit. « Retirer » l’enlève, « C’est juste, garder » la laisse.
  • « Contredit ta dictée » : tu as dit négatif, le bilan écrit positif. Même choix, en un geste.
  • « Dicté, absent du bilan » : c’est ta phrase dictée qui est citée. « L’ajouter », ou « Pas utile ».

Tu réponds aux questions au clavier ou au micro, ou d’un coup avec « Dicter toutes les réponses ». Tu peux aussi continuer sans répondre : sans réponse, rien n’est changé. Puis « Générer le rapport à relire » rédige ton bilan en tenant compte de tes précisions.

Ce que ta dictée contenait, et que le bilan a oublié

Inventer n’est pas la seule erreur possible. L’inverse existe aussi : tu as dicté un antécédent, un traitement déjà suivi, un score… et le bilan l’a laissé de côté. C’est plus discret qu’une invention, et tout aussi gênant le jour où le prescripteur cherche l’information.

Après la rédaction, Kadu compare donc ta dictée au bilan. Si un élément manque, la notice « À vérifier » le liste avec la phrase que tu as dictée. Tu l’ajoutes avec « Modifier » dans la bonne section, et sa ligne passe à « Repris ». S’il n’a pas sa place, « C’est vérifié » le retire de la liste.

« À vérifier » cite ta phrase dictée : tu l’ajoutes au bilan, ou tu confirmes qu’elle n’y a pas sa place.

Les mesures chiffrées (amplitudes, EVA, cotations) suivent un autre chemin : Kadu vérifie qu’elles figurent au bilan, et s’il en manque une, elle remonte dans « À confirmer ».

Pas à pas dans le centre d’aideRelire et enregistrer un bilanLa notice « À vérifier » et les points « À confirmer », pas à pas.

Pas d’objectif dicté ? Kadu te le demande

Le même principe vaut pour ce que tu n’as pas dit. Un kiné nous a fait une remarque juste : quand il ne dicte pas son plan de traitement, ce n’est pas à l’IA de le déduire à sa place. Depuis, sans technique ni exercice dictés, Kadu te les demande dans les précisions plutôt que de les écrire. Il fait de même pour tes objectifs.

Si tu passes la question, Kadu peut proposer des objectifs à partir de ton examen, mais jamais comme s’ils venaient de toi : la phrase commence par « Proposition à valider : ». Tu la gardes, tu la retires ou tu la corriges. Tant que tu n’y as pas touché, elle figure telle quelle, mention comprise, dans le PDF et dans ce que tu transmets au médecin. Avec une structure spécialisée (équilibre, lombalgie, AVC, BPCO), Kadu ne propose rien : il te demande.

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bilans sans plan dicté où Kadu a posé la question

0

plan de traitement écrit à la place du kiné

5 sur 5

inventions glissées exprès dans un bilan, repérées et situées

Ces chiffres viennent de nos essais sur des dictées fictives, avant la mise en ligne. Ils ne promettent rien pour chacun de tes bilans : ils disent ce qu’on vérifie avant de livrer.

Dicter le soir, relire le lendemain

Il y a une situation à laquelle on tenait particulièrement. Tu dictes en fin de journée, tu lances l’analyse, et tu passes à autre chose. Le lendemain matin, tu n’as plus ta dictée en tête.

Les points « À confirmer » sont enregistrés avec le bilan : tu les retrouves en le rouvrant, même si tu avais quitté la page pendant la rédaction. Et comme chaque point cite directement la phrase qui s’écarte de ta dictée, tu n’as pas à tout relire en parallèle pour la retrouver.

Les points à confirmer sont enregistrés avec le bilan : tu les retrouves en le rouvrant, le lendemain si tu veux.

Ce que ça ne remplace pas

Le contrôle est automatique. Il peut signaler une phrase juste, ou en laisser passer une. S’il n’a pas pu tout vérifier, Kadu te le dit dans « Relis ton bilan avant de le partager ». Ces outils t’aident à relire plus vite et plus sûrement ; ils ne relisent pas à ta place.

Les points « À confirmer » et « À vérifier » sont des aides à la relecture : ils n’apparaissent ni dans le PDF, ni dans ce que reçoit le médecin. Ce qu’il lit, c’est le bilan que tu as relu.

Pas à pas dans le centre d’aideDicter un bilanL’étape d’analyse, les précisions et les doutes, écran par écran.

Trois refus d’affilée nous ont appris une chose simple : une IA utile au cabinet n’est pas celle qui a réponse à tout. C’est celle qui sait dire « je ne suis pas sûr » au bon endroit, et te laisser le dernier mot.

Questions fréquentes

L’IA de Kadu peut-elle inventer une mesure dans mon bilan ?

Kadu est conçu pour reprendre ta dictée sans rien y ajouter, et un contrôle compare le bilan rédigé à ta dictée. Quand il doute d’une phrase, il te la montre dans « À confirmer ». Ce contrôle peut laisser passer une erreur : relis chaque section avant de transmettre.

Dois-je répondre à toutes les questions de Kadu ?

Non. Tu peux répondre question par question, au clavier ou au micro, ou d’un coup avec « Dicter toutes les réponses ». Tu peux aussi continuer sans répondre : sans réponse, rien n’est changé dans le bilan.

Les points « À confirmer » apparaissent-ils dans le PDF envoyé au médecin ?

Non. Ils restent attachés au bilan dans Kadu tant que tu ne les as pas tranchés, mais ils n’apparaissent ni dans le PDF ni dans la transmission. Seule exception : une phrase « Proposition à valider : » que tu n’as ni retirée ni modifiée figure dans le PDF, mention comprise.

Que se passe-t-il si je quitte la page pendant la rédaction ?

Le bilan est déjà enregistré dans le dossier du patient. Le rapport s’y ajoute dès qu’il est prêt, avec ses éventuels points « À confirmer », que tu retrouves en rouvrant le bilan.

Les scènes et les exemples de cet article utilisent des données fictives. Kadu prépare des documents que tu relis : ta validation clinique reste indispensable.

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