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BDK : ce qu’AMELI exige vraiment (et combien ça te coûte de ne pas le faire)

Jeudi, 19 h 40. Le dernier patient est parti, et trois bilans initiaux attendent d’être rédigés. Tu en feras peut-être un ce soir ; les deux autres glisseront à la semaine prochaine, et leur cotation avec eux. Voici ce que les textes exigent vraiment pour le bilan diagnostic kinésithérapique, et de quoi chiffrer ce que ces soirées te coûtent.

L’équipe Kadu10 min de lecturePour les kinésithérapeutes

Un bilan fait et relu, c’est un acte coté 10,7 AMK : 23,65 € en métropole.

Deux cotations, et un calendrier écrit dans la nomenclature

Le bilan diagnostic kinésithérapique, le BDK, est un acte à part entière de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP), au titre XIV. Sa cotation est forfaitaire, et elle dépend de la rééducation qu’il accompagne. Chaque règle de cet article renvoie à sa source, listée en fin de page : la NGAP en vigueur au 1er septembre 2026, le code de la santé publique et la page d’ameli.fr consacrée au bilan.

23,65 €

10,7 AMK : rééducation et réadaptation fonctionnelle

23,87 €

10,8 AMK : affections neurologiques et musculaires

2,21 €

la valeur de l’AMK en métropole, 2,43 € en outre-mer

La cotation à 10,8 AMK vaut pour la rééducation des conséquences des affections neurologiques et musculaires, en dehors des atteintes périphériques radiculaires ou tronculaires. Pour les autres rééducations des chapitres II et III de la NGAP, c’est 10,7 AMK. En outre-mer, Mayotte comprise, le bilan vaut 26 € et 26,24 €.

Le premier bilan se facture dès la première séance, dès lors qu’une rééducation est prescrite, quel que soit le nombre de séances prescrites. Les suivants obéissent à un calendrier précis, compté en séances réalisées :

  • 10,7 AMK : à la 30e séance, puis toutes les 20 séances (50e, 70e, 90e…).
  • 10,8 AMK : à la 60e séance, puis toutes les 50 séances (110e, 160e…).
Un premier bilan dès la première séance, puis à la 30e et toutes les 20 séances (10,7 AMK), ou à la 60e et toutes les 50 séances (10,8 AMK).

Pour savoir où en est un patient, indique le nombre de séances déjà faites pour son traitement : l’outil te donne la séance du prochain bilan facturable, et les deux suivantes.

Outil gratuit

À quelle séance facturer le prochain bilan ?

Rééducation

Rééducation et réadaptation fonctionnelle (chapitres II ou III de la NGAP).

0 si le traitement n’a pas commencé.

Indique les séances déjà faites : la séance du prochain bilan facturable s’affiche ici.

La règle appliquée, et ce que l’outil ne sait pas

  • 10,7 AMK : un bilan dès la première séance, puis à la 30e séance, puis toutes les 20 séances réalisées (NGAP, titre XIV, chapitre I, section 2).
  • L’outil compte les séances que tu lui donnes, celles du traitement en cours. Il ne connaît ni tes ordonnances, ni ce que ta caisse a déjà remboursé.
  • Rien n’est envoyé ni gardé : le calcul se fait dans ton navigateur.

Obligatoire depuis 1996, et pas seulement pour la facturation

Le bilan n’est pas une option tarifaire. L’obligation remonte au décret du 8 octobre 1996 sur les actes professionnels du masseur-kinésithérapeute, complété en 2000 ; elle figure aujourd’hui à l’article R. 4321-2 du code de la santé publique. Dans le cadre de la prescription, tu établis un bilan qui comprend le diagnostic kinésithérapique, les objectifs de soins et le choix des actes et des techniques.

La NGAP en précise le contenu. Au départ, l’évaluation des déficiences (amplitudes, force, sensibilité, douleur…) et des incapacités fonctionnelles. Au fil du traitement, le protocole mis en œuvre, les événements qui l’ont fait évoluer, les résultats obtenus et les conseils donnés au patient.

L’Assurance Maladie y voit aussi une protection. Selon ameli.fr, parce qu’il rassemble les éléments qui décrivent ton protocole, le bilan te protège en cas de contestation du traitement réalisé ; la page le présente comme le seul document officiel qui permet de prouver la prise en charge effectuée.

Ce que le médecin prescripteur doit recevoir, et quand

Ici, deux textes s’appliquent, et ils ne disent pas tout à fait la même chose.

  • Le code de la santé publique (article R. 4321-2) : le bilan est tenu à la disposition du médecin prescripteur. Une fiche de synthèse lui est adressée à l’issue de la dernière séance quand le traitement a compté au moins dix séances, et aussi quand il faut modifier le traitement prévu ou qu’une complication survient.
  • La nomenclature (NGAP, titre XIV, chapitre I, section 2) : une fiche synthétique du bilan initial (évaluation, diagnostic kinésithérapique, protocole précisant le nombre de séances) est adressée au prescripteur dès le début du traitement. Quand tu préconises moins de 10 séances, une copie de la demande d’accord préalable peut suffire. Une nouvelle fiche part au terme d’un traitement d’au moins 10 séances, avec, s’il y a lieu, ta proposition de prolongation.
  • La même nomenclature prévoit que la fiche synthétique reste à la disposition du patient et du service médical, à leur demande.

En clair : le bilan complet peut rester dans ton dossier, mais le prescripteur reçoit une synthèse au début du traitement, et une autre à la fin quand il a duré dix séances ou plus.

Combien de bilans te manque-t-il sur une année ?

Un bilan qui n’est pas rédigé n’est pas facturé. Ce que cela représente dépend entièrement de ton cabinet : nombre de nouveaux patients, longueur des traitements, part de neurologie. On ne publiera pas de moyenne à ta place.

L’outil part donc de tes chiffres. Compte, sur une semaine ou un mois type, les bilans que la nomenclature te permettait de facturer (bilans initiaux, et renouvellements aux séances prévues), puis ceux que tu as réellement facturés. Ton agenda ou ton logiciel de facturation te les donne.

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Combien de bilans te manque-t-il sur une année ?

Tu comptes tes bilans

Les bilans initiaux et les renouvellements que la nomenclature te permettait de facturer par semaine, en moyenne. Ton agenda ou ton logiciel de facturation te les donne.

Ceux que tu factures vraiment

Sur 10 bilans facturables, combien en factures-tu ? 6 sur 10, c’est 60 %.

Les 52 semaines de l’année, moins tes congés et tes formations.

Cotation du bilan

Rééducation et réadaptation fonctionnelle (chapitres II ou III de la NGAP).

Indique tes bilans facturables, ceux que tu factures et tes semaines de travail : le montant des bilans non facturés s’affiche ici, avec le détail du calcul.

Honoraires bruts, avant charges, cotisations et impôts. L’outil ne sait pas combien de bilans sont facturables dans ton cabinet : il calcule à partir de tes chiffres, au tarif publié par ameli.fr. Rien de ce que tu saisis ne quitte ton navigateur.

Faire tous ses bilans sans y passer la soirée

Quand des bilans passent à la trappe, ce n’est pas forcément qu’on ignore la règle. Entre deux patients, il n’y a pas le temps de les rédiger, et ils s’accumulent pour le soir. C’est ce temps-là que Kadu raccourcit.

Sur la fiche du patient, « Nouveau bilan » ouvre le parcours. Tu dictes ton examen comme d’habitude, en nommant tes mesures et tes tests, puis tu touches « Confirmer et analyser » et « Générer le rapport à relire ». La rédaction peut prendre jusqu’à deux minutes, et tu relis chaque section avant d’enregistrer. Le pas à pas est dans la méthode du bilan en trois minutes.

Avant de dicter, « Ce bilan » montre la cotation : « Cotation » est sur 10,7 AMK, et passe d’office à 10,8 AMK avec la structure « Rééducation après AVC ». Tu peux toujours la changer. Elle est enregistrée avec le bilan, figure sur son PDF et règle le calendrier des rappels suivants.

Six bilans faits dans la semaine, ce sont 141,90 € d’honoraires de bilans : 6 × 23,65 €.

Pour la facturation, l’essentiel est que rien ne se perde en route. Dès « Confirmer et analyser », le bilan est enregistré dans le dossier du patient : tu peux dicter entre deux séances et relire le soir. Sur l’accueil, « À faire » regroupe par patient les bilans à finaliser, à relire puis transmettre, ou à réaliser. Un patient qui a déjà eu une séance sans bilan initial y apparaît : c’est le moment où la nomenclature permet de le facturer.

Pas à pas dans le centre d’aideDicter un bilanDicter un bilan, répondre aux précisions et relire le rapport, étape par étape.

Transmettre au médecin, et voir venir le renouvellement

Une fois le bilan relu, « Transmettre au médecin » prépare l’envoi. Tu choisis les destinataires (le médecin traitant et le spécialiste renseignés dans la fiche sont cochés d’office), « Aperçu de l’email » te montre le message, et le bouton d’envoi le fait partir. Chaque médecin reçoit un e-mail avec un lien sécurisé vers le PDF, valable 90 jours. Le bilan passe à « Transmis », et le bouton devient « Renvoyer au médecin ».

Pas à pas dans le centre d’aideTransmettre au médecinChoisir les destinataires, vérifier l’aperçu et envoyer le lien sécurisé.

Pour le renouvellement, Kadu part de l’ordonnance. Dans « Ce bilan », « Ordonnance » reçoit sa date et le nombre de séances prescrites ; tu peux aussi les dicter, avec ton rythme (« ordonnance du 2 octobre 2026 pour 15 séances, trois séances par semaine »), et les vérifier à la relecture. Sur la fiche du patient, « Séances prescrites » affiche ensuite les séances réalisées sur les séances prescrites, celles qui restent et la fin prévue.

De la date du bilan, du nombre de séances et de leur fréquence, Kadu estime l’échéance de la prescription : 15 séances à trois par semaine, c’est un peu moins de cinq semaines. Le jour venu, l’accueil affiche « Renouvellement de prescription », avec « Échéance atteinte le » et la date. Sans ordonnance renseignée, Kadu suit le calendrier de la nomenclature : « BDK de renouvellement » apparaît à la 30e séance, puis toutes les 20, ou à la 60e, puis toutes les 50, quand le dernier bilan est coté 10,8 AMK. Le rappel revient à chaque échéance. Dans Réglages → Préférences, « Rappel du bilan de renouvellement » permet de lui préférer un « Seuil personnalisé », réglable de 10 à 60 séances, qui ne te le rappelle qu’une fois.

Kadu suit l’ordonnance, te signale l’échéance sur l’accueil, et joint la demande de renouvellement à l’e-mail au médecin.

Le bilan de renouvellement se prépare de la même façon : « Nouveau bilan », puis « Renouvellement ». Si la nouvelle ordonnance est arrivée, garde « Nouvelle prescription reçue ». Sinon, choisis « Demander un renouvellement » : à la relecture, « Nouvelle ordonnance » est sur « À demander », et l’e-mail au médecin contient la demande. Une demande n’est pas une ordonnance reçue : ses séances ne s’ajoutent au suivi qu’une fois l’ordonnance passée à « Reçue ».

Pas à pas dans le centre d’aideSuivre une ordonnance et préparer un renouvellementSéances prescrites, réalisées et restantes, et le bilan de renouvellement.

Ce que ni les outils ni Kadu ne font à ta place

Les deux calculateurs appliquent les textes en vigueur à la date de cet article. Ils ne connaissent ni ton activité réelle, ni tes ordonnances : le résultat vaut ce que valent les chiffres saisis, et il ne remplace ni ton logiciel de facturation ni la réponse de ta caisse. Ces règles concernent les bilans faits sur prescription médicale, comme les textes cités ; l’accès direct a les siennes.

Kadu, de son côté, ne facture rien : il note la cotation du bilan sur son PDF, mais la facturation se fait dans ton logiciel. Son rappel de renouvellement suit l’ordonnance quand elle est renseignée (séances prescrites, fréquence, date du bilan) ; sans elle, le calendrier de la nomenclature, compté sur les séances que Kadu connaît. Si une partie du traitement s’est faite sans lui, c’est le premier outil de cette page qui te dit à quelle séance le prochain bilan devient facturable.

Le bilan rédigé reste une proposition à relire. Kadu reprend ta dictée et te signale ses doutes, mais c’est ta relecture qui en fait un bilan que tu peux transmettre et facturer.

Le jeudi soir ne disparaîtra pas. Mais si chaque bilan est dicté entre deux patients et relu avant de fermer le cabinet, il n’en restera aucun sur le bureau à 19 h 40, et aucune cotation ne glissera à la semaine suivante.

Questions fréquentes

Combien est payé un bilan diagnostic kinésithérapique (BDK) ?

En métropole, 23,65 € (10,7 AMK) pour la rééducation et la réadaptation fonctionnelle, et 23,87 € (10,8 AMK) pour la rééducation des conséquences des affections neurologiques et musculaires, hors atteintes périphériques radiculaires ou tronculaires. En outre-mer, Mayotte comprise, c’est 26 € et 26,24 €. La cotation est forfaitaire.

À quelle séance facturer le BDK de renouvellement ?

Selon la NGAP, en 10,7 AMK, le bilan suivant se facture à la 30e séance, puis toutes les 20 séances réalisées (50e, 70e…). En 10,8 AMK, à la 60e séance, puis toutes les 50 (110e, 160e…). Le premier bilan se facture dès la première séance, dès lors qu’une rééducation est prescrite.

Le BDK est-il obligatoire ?

Oui. L’article R. 4321-2 du code de la santé publique prévoit que, dans le cadre de la prescription, le masseur-kinésithérapeute établit un bilan qui comprend le diagnostic kinésithérapique, les objectifs de soins et le choix des actes et des techniques. L’obligation remonte au décret n° 96-879 du 8 octobre 1996.

Faut-il envoyer le BDK au médecin prescripteur ?

Le code de la santé publique demande que le bilan soit tenu à sa disposition, et qu’une fiche de synthèse lui soit adressée à la fin d’un traitement d’au moins dix séances. La NGAP prévoit en plus une fiche synthétique du bilan initial dès le début du traitement ; sous 10 séances préconisées, une copie de la demande d’accord préalable peut suffire.

Kadu envoie-t-il le bilan au médecin ?

Quand tu touches « Transmettre au médecin », chaque médecin choisi reçoit un e-mail avec un lien sécurisé vers le PDF du bilan, valable 90 jours ; aucun document n’est joint à l’e-mail. Kadu ne rédige pas de fiche synthétique séparée : c’est ton bilan relu qui est transmis.

Sources

Les scènes et les exemples de cet article utilisent des données fictives. Kadu prépare des documents que tu relis : ta validation clinique reste indispensable.

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Dicte ton prochain bilan, relis-le, transmets-le : c’est encore la meilleure façon de juger.

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