Kadu
IA et relecture

L’ordonnance illisible : pourquoi Kadu lit la photo… et ne la garde pas

Un nouveau patient, une ordonnance pliée en quatre, une date dont un chiffre pourrait être un 0 ou un 3. Avant même d’ouvrir le bilan, il faut recopier la date, le nombre de séances, le prescripteur. Kadu peut lire la photo à ta place, avec deux règles qu’on s’est fixées : ne rien deviner, et ne rien garder de plus que nécessaire.

L’équipe Kadu7 min de lecturePour les kinésithérapeutes

Un chiffre illisible ne se devine pas : la date reste vide et signalée, le reste se vérifie à côté du document.

Recopier, déchiffrer, recommencer

C’est une scène que tous les kinés connaissent. Le patient s’assoit, sort son ordonnance, et tu cherches ce qui compte : la date, le nombre de séances, parfois une fréquence, le nom du médecin. L’en-tête est imprimé ; le reste est souvent écrit à la main, vite, entre deux consultations.

Rien de bien long. Mais c’est une ressaisie de plus, au moment où le patient attend, et un chiffre mal lu ne reste pas sur le papier. Le nombre de séances et la fréquence servent ensuite au suivi des séances restantes et à l’estimation du renouvellement ; le prescripteur est celui à qui tu transmettras le bilan.

Photographier l’ordonnance et laisser une IA la lire, l’idée est simple. Ce qui l’est moins, c’est ce que l’IA fait d’un chiffre qu’elle ne peut pas lire. Et ce que devient la photo ensuite.

Le vrai risque : une lecture trop sûre d’elle

Une IA qui lit une image a un travers connu : entre un blanc et une valeur plausible, elle choisit volontiers la valeur plausible. Pendant nos essais, sur une ordonnance fictive dont la date était écrite « 0?/10/2026 », la lecture a rendu deux fois de suite le 2 octobre, sans signaler le moindre doute. Une date au bon format, crédible, dont un chiffre avait été complété sans le dire.

On a donc changé la façon de lire la date. La lecture la recopie d’abord telle qu’elle est écrite, caractère par caractère, avec un « ? » à la place de chaque chiffre illisible. Puis une vérification, sans IA, compare cette copie à la date proposée. Si la copie ne porte pas la date en entier, la date est effacée et signalée « À vérifier » : c’est toi qui la saisis, l’ordonnance en main. Quand la vérification ne sait pas contrôler la forme écrite, elle garde la date, mais la signale aussi.

Deviner donne une date crédible ; laisser vide te laisse lire l’ordonnance toi-même.

Même prudence pour la fréquence. Une ordonnance dit parfois « 3 fois par semaine », parfois « selon tolérance ». Kadu affiche la « Fréquence explicitement prescrite » telle qu’il l’a lue, et ne te propose de l’appliquer au suivi que si elle se traduit en un nombre sans interprétation : « selon tolérance » ne devient pas « 2 par semaine ».

Photographier, vérifier, appliquer

La lecture se lance depuis le bilan, pour un bilan initial ou pour un renouvellement dont la nouvelle ordonnance est reçue. Dans « Ce bilan », touche « Ordonnance », puis « Remplir depuis l’ordonnance ».

  1. Photographie ou importe. « Prendre une photo » sur téléphone, ou « Importer » un PDF, un JPEG ou un PNG de 10 Mo au plus. Ajuste les quatre coins, « Tourner » si besoin, puis « Confirmer le scan ». Pour un PDF, sélectionne une à cinq pages lisibles.
  2. Lance la lecture avec « Analyser — 1 crédit IA ». Le crédit n’est utilisé que si la lecture donne un résultat exploitable : un échec ne débite rien, et relancer la lecture des mêmes pages ne débite pas deux fois.
  3. Compare chaque champ au document : côte à côte sur ordinateur, avec « Document » et « Informations » sur téléphone. Les champs douteux sont listés dans « À vérifier ».
  4. Choisis ce qui part au bilan dans « À appliquer » : la date, le nombre de séances, la fréquence. Une valeur que tu avais déjà saisie n’est remplacée que si tu le choisis.
  5. Vérifie le prescripteur, puis touche « Appliquer les informations ».

Deux contrôles se font en chemin. Si l’identité lue diffère du dossier, Kadu te demande de cocher « J’ai vérifié : cette ordonnance concerne bien… » avant d’appliquer quoi que ce soit : une ordonnance glissée dans le mauvais dossier se repère à ce moment-là. Et quand un numéro RPPS est lu, Kadu le vérifie dans l’Annuaire Santé ; un RPPS introuvable, ou associé à un autre nom, est signalé.

Sur ordinateur, « Utiliser mon téléphone » affiche un QR code. Tu photographies l’ordonnance avec ton téléphone, qui la fait lire, et les informations s’affichent sur l’ordinateur, où tu les compares à l’ordonnance papier. Le QR code ne sert qu’à une lecture et expire au bout de 15 minutes.

Pas à pas dans le centre d’aideRemplir le bilan depuis une ordonnancePhotographier, vérifier les champs lus et associer le prescripteur, écran par écran.

Pourquoi Kadu ne garde ni la photo ni le PDF

On aurait pu ranger chaque ordonnance dans le dossier du patient. C’était même la première idée : une copie numérique, toujours à portée de main.

Concrètement, voici ce que devient chaque élément :

  • La photo ou le PDF reste en mémoire pendant la lecture et la vérification, puis est libéré quand tu confirmes ou que tu fermes la fenêtre. Kadu ne l’enregistre ni sur ton appareil, ni sur son serveur.
  • Le résultat de la lecture est temporaire : effacé dès ta confirmation, et au bout de 24 heures au plus si tu ne confirmes pas.
  • L’identité du patient et le libellé lus servent à la vérification, sans être enregistrés dans le bilan.
  • Les informations que tu as confirmées restent : dans le bilan, dans ton carnet de prescripteurs et, si tu l’as choisi, sur la fiche du patient, où « Ordonnances » les reprend.
Kadu garde ce que contient l’ordonnance et que tu as confirmé, jamais le document lui-même.

Les pages sont transmises le temps de leur lecture seulement, à un service d’intelligence artificielle opéré dans l’Union européenne, dans le périmètre de la certification HDS de son fournisseur. Les durées de conservation sont détaillées dans la page Confidentialité, et nos engagements d’hébergement sur la page Conformité.

Ce que la lecture ne fait pas

La lecture ne dit rien de l’authenticité de l’ordonnance, ni de sa prise en charge. Elle peut aussi se tromper sur un mot ou un chiffre sans le savoir : c’est pour ça que le document reste affiché à côté des champs, et qu’aucune valeur n’entre dans le bilan sans ta coche.

Si tu recharges la page en cours de route, le résultat peut être récupéré pendant 24 heures, mais l’image a disparu : Kadu te le dit, et tu compares avec l’ordonnance papier. La lecture d’ordonnance accompagne le bilan des kinésithérapeutes.

Pas à pas dans le centre d’aideSuivre une ordonnance et préparer un renouvellementSéances prescrites, réalisées et restantes : le suivi qui part de l’ordonnance.

Le patient repart avec son ordonnance pliée en quatre. Dans son dossier, il reste ce dont tu as besoin : une date, un nombre de séances, un prescripteur. Et le chiffre que personne ne pouvait lire, c’est toi qui l’as saisi.

Questions fréquentes

Kadu conserve-t-il la photo de l’ordonnance ?

Non. La photo ou le PDF reste en mémoire pendant la lecture et la vérification, puis est libéré à la confirmation ou à la fermeture de la fenêtre. Seules les informations que tu as confirmées sont enregistrées : la date, le nombre de séances, la fréquence et le prescripteur.

Que se passe-t-il si la date de l’ordonnance est illisible ?

Kadu ne la complète pas. Si un chiffre de la date est illisible, le champ reste vide et apparaît dans « À vérifier » : tu saisis la date depuis l’ordonnance papier.

La lecture d’une ordonnance utilise-t-elle un crédit ?

Oui, un crédit IA, et seulement si la lecture donne un résultat exploitable. Un échec ou un résultat inexploitable ne débite rien, et relancer la lecture des mêmes pages ne débite pas deux fois.

Puis-je photographier l’ordonnance avec mon téléphone et vérifier sur mon ordinateur ?

Oui. Sur ordinateur, « Utiliser mon téléphone » affiche un QR code : tu photographies l’ordonnance avec ton téléphone, qui la fait lire, et les informations s’affichent sur l’ordinateur. L’image ne passe pas par l’ordinateur ; le QR code sert pour une lecture et expire au bout de 15 minutes.

Les scènes et les exemples de cet article utilisent des données fictives. Kadu prépare des documents que tu relis : ta validation clinique reste indispensable.

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