Le découragement du milieu de rééducation
C’est une scène que tous les kinés connaissent. Les premières séances soulagent vite, puis les progrès ralentissent. Le patient ne se compare plus à son état du bilan, qu’il a oublié, mais à celui d’avant sa blessure, qu’il n’a pas encore retrouvé. De son point de vue, il stagne.
La réponse vient toute seule : « Mais si, vous allez beaucoup mieux. » Elle part d’une bonne intention, et elle pèse peu. Le patient l’entend comme un encouragement, pas comme un fait.
Les faits, pourtant, tu les as : l’EVA du bilan et celle de la semaine dernière, la distance doigts-sol, le nombre de séances faites sur l’ordonnance. Ils sont dans le dossier, rangés pour toi, dans ton vocabulaire de professionnel. Il manquait un moyen de les tourner vers lui.
Montrer plutôt que rassurer
En mode consultation, à côté de « Dossier en bref », le bouton « Ses progrès » ouvre un écran à tourner vers le patient. Le même écran s’ouvre depuis l’onglet Suivi de sa fiche, avec « Montrer au patient », dans l’en-tête de la courbe de douleur.
Avant de tourner l’écran, tu choisis ce qu’il verra. Tout est coché au départ, rangé en Douleur, Mesures et Suivi : tu décoches ce que tu ne veux pas montrer. Le crayon « Renommer pour cet écran » remplace un nom de professionnel par des mots à lui, sans toucher au dossier : « Indice de Schober » devient « Souplesse du bas du dos ». L’objectif de l’épisode se reformule de la même façon. Puis tu touches « Montrer à », suivi de son prénom.
L’écran s’intitule « Vos progrès », suivi de son prénom. En grand, au vouvoiement, il montre la douleur suivie, avec sa valeur au bilan puis la dernière sur une échelle de 0 à 10, les mesures gardées au bilan et pendant les Live, les séances faites sur l’ordonnance et son objectif. « Fermer », ou la touche Échap, te ramène à la consultation.
En haut, une ligne situe le point de départ : « Depuis votre bilan du » et sa date, quand la première valeur vient d’un bilan. Sur l’échelle de la douleur, la première valeur est en gris, la dernière en bleu. Sur grand écran, une petite courbe « À chaque séance » montre le chemin entre les deux dès la troisième mesure ; sur un écran plus petit, chaque mesure tient sur une ligne, la dernière valeur en grand.
Pas à pas dans le centre d’aideLe mode consultationChoisir ce que le patient voit, puis l’écran et la feuille imprimée, pas à pas.Quatre choix derrière un écran
Un écran de progrès a l’air simple. Il demande pourtant de trancher quelques questions, et chacune change ce que le patient retient.
- Tout sur un écran. On a dessiné deux versions : une mesure à la fois, comme des diapositives, ou tout d’un coup. On a gardé la seconde. Le patient voit le chemin parcouru d’un seul regard, et c’est toi qui pointes du doigt ce qui compte.
- L’objectif de l’épisode, affiché. Les chiffres disent d’où il vient ; l’objectif dit où il va. En bas de l’écran, « Votre objectif » reprend les mots que tu as choisis.
- De vraies dates. La dernière valeur ne s’appelle « Aujourd’hui » que si elle a été prise aujourd’hui ; sinon, elle porte sa date. La première porte « Au bilan », ou sa date si elle ne vient pas d’un bilan. Un patient qui doute mérite des repères exacts, pas un raccourci flatteur.
- Des faits, sans verdict. Aucune couleur ni félicitation ne dit si une valeur va dans le bon sens. Kadu ne sait pas si plus veut dire mieux : la distance doigts-sol baisse quand le patient progresse, une amplitude monte. C’est toi qui commentes.
Une feuille à emporter, rien d’envoyé
Certains patients veulent garder une trace. Dans l’écran des progrès, « Imprimer » prépare une feuille A4 à lui remettre : la même sélection que l’écran, au vouvoiement, avec ton nom, ton cabinet et la date. En bas, une phrase rappelle d’où viennent les chiffres : « Ces valeurs ont été relevées pendant vos séances. »
Ton navigateur l’imprime, ou l’enregistre en PDF. Kadu n’envoie rien au patient : ni e-mail, ni SMS. La feuille passe de ta main à la sienne.
Ce que l’écran ne remplace pas
L’écran montre ce que tu as mesuré et gardé, rien de plus. La douleur affichée est celle que suit la courbe de sa fiche, dans un seul contexte (on t’explique pourquoi) ; les mesures sont celles que tu as gardées à la relecture du bilan et pendant les Live. Une valeur mal saisie s’affiche telle quelle : jette un œil au choix avant de tourner l’écran.
Il ne remplace pas non plus la conversation. Une mesure qui stagne, une douleur qui remonte : l’écran les montre aussi, sans les commenter. C’est souvent le bon moment pour en parler avec le patient, chiffres à l’appui. « Ses progrès » est proposé aux kinésithérapeutes.
Pas à pas dans le centre d’aideLa fiche patient et ses épisodes de soinsLes mesures gardées et « Montrer au patient », dans l’onglet Suivi de la fiche.À la douzième séance, « je ne progresse pas » appelle mieux qu’un « mais si ». Un écran tourné vers lui, deux chiffres et deux dates : le reste de la conversation t’appartient.
Questions fréquentes
Le patient voit-il tout son dossier ?
Non. Il ne voit que ce que tu as coché dans la fenêtre de choix : la douleur suivie, des mesures, les séances de l’ordonnance, l’objectif. L’écran ne donne accès à rien d’autre ; « Fermer » ou la touche Échap te ramène à la consultation.
Kadu envoie-t-il ses progrès au patient ?
Non. Rien n’est enregistré ni envoyé. Pour lui laisser une copie, « Imprimer » prépare une feuille A4 que ton navigateur imprime ou enregistre en PDF : Kadu n’écrit pas au patient.
Pourquoi le bouton « Ses progrès » n’apparaît-il pas ?
Il apparaît, pour les kinésithérapeutes, dès que la douleur ou une mesure a été relevée au moins deux fois sur l’épisode en cours : l’écran compare une valeur à une autre. Une mesure prise une seule fois reste grisée dans la fenêtre de choix.
Puis-je utiliser d’autres mots que ceux du dossier ?
Oui. Dans la fenêtre de choix, le crayon « Renommer pour cet écran » change le nom d’une mesure pour cet écran seulement, et l’objectif se reformule de la même façon. Le dossier du patient n’est pas modifié.
Les scènes et les exemples de cet article utilisent des données fictives. Kadu prépare des documents que tu relis : ta validation clinique reste indispensable.